| 09 avr 2005 @ 23:32 Chapitre 3 : Première scène de baise |
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Marie-Maude Lemay criait de plus en plus fort. Carl Chamberland était un baiseur hors paire (selon toutes ses amantes, sans exceptions!). Elle jouit, lui aussi. En même temps. Et intensément. On se serait cru dans un film porno.
Reprenant lentement leur souffle, les amants se regardèrent quelques instants, Carl se retira et commença à enfiler son uniforme. Elle le regardait tout en s'allumant une cigarette.
-Tu es si pressé que ça? demanda-t-elle. -Je dois pas m'éterniser ici. Lucien va me tuer si j'arrive encore en retard! -Lucien... Il n'y a pas que le travail dans la vie!
Alors qu'elle prononçait cette phrase, le téléphone de Carl sonna.
-Chamberland, prononça-t-il d'un ton neutre et calme tout en mettant de peine et de misère son pantalon. Ah TABARNAK! Oui! Oui, j'arrive! -Lucien? -Lucien. -Qu'est-ce qui se passe? -Ovila Rottenfitz. -Qui? -Pas important. Je viendrai pas ce soir chérie, je soupe chez ma mère. -Je comprends pas que tu nous aies pas encore présentées... -Je suis pas pour lui présenter toutes mes maîtresses! dit-il sur un ton moqueur.
L'oreiller traversa la pièce et lui atterit en pleine figure. Tous deux rirent. Il quitta en lui promettant qu'il l'appellerait le lendemain matin.
*** Lucien Bazwell observait le béton défoncé. Chamberland arriva au pas de course. Ils constatèrent que Rottenfitz, un élément clé de l'affaire Mipasso, ne serait plus utilisable. Décidément, la Corriveau laissait encore de nombreux cadavres masculins derrière elle, même morte. Les deux hommes visitèrent les lieux, mesurèrent, émirrent des hypothèses, élaborèrent des théories, rirent un peu, fumèrent de délicieux cigares et partirent chacun de leur côté. Ils n'apprendraient rien de plus sur Rottenfitz avant l'autopsie.
*** Madame Chamberland avait cuisiné un fabuleux rôti de porc que toute la famille mangea avec appétit. On rit à table, on chanta au piano, on but un délicieux porto. Puis Carl retourna chez lui et dormit comme un bébé.
*** Le lendemain matin, Chamberland appela Marie-Maude, mais un homme répondit. On lui apprit que Marie-Maude avait été froidement assassinée dans son lit. Il accourut sur les lieux où il apprit d'un collègue qu'elle avait été poignardée à plusieurs reprises et probablement violée assez tôt en début d'après-midi. Carl s'évanouit. |